Qu’est-ce que le lombricompostage ?

Le compostage est une partie essentielle de la démarche de permaculture. Associé au paillage, il permet de valoriser les déchets du jardin, et de la cuisine, tout en permettant la production d’un amendement efficace et gratuit pour le jardin. Il permet de fermer le cycle de la vie du sol.
Ce que la terre a apporté en végétaux et matières organiques peut y retourner pour l’enrichir et permettre de nouvelles récoltes.

Le compostage consiste en la transformation naturelle des matières organiques par des organismes vivants (vers, bactéries, champignons, araignées, cloportes, etc…) en une matière riche, rappelant l’humus qui donne aux bois leurs odeurs agréables.

Pratiqué généralement en extérieur dans les espaces ruraux ou pavillonnaires, ou en ville par le biais des composteurs partagés, le compostage peut également trouver sa place dans les appartements des citadins, grâce à la technique du lombricompostage. En effet, le lombricompostage prend peu de place, ne produit pas d’odeurs désagréables, si il est bien entretenu, et a besoin d’une température stable, idéalement comprise entre 18 et 25 degrés. Ainsi, le lombricompostage est une solution pratique et accessible en appartement, permettant d’installer l’équipement directement dans la cuisine par exemple. Nécessitant un entretien quasi nul et très simple, il produit un compost riche rapidement, et à portée de main. La récolte est elle aussi facilitée : chez soi, en petite quantité régulière, le lombricompost peut être utilisé toute l’année, et le thé (jus produit durant le processus) est facilement récupérable et très bénéfique pour les plantes.


Pourquoi lombricomposter ?

Le lombricompostage est très pratique pour tous ceux qui souhaitent réduire leur volume de déchets, tout en produisant un engrais naturel, très riche, et le tout facilement, chez soi, et en toutes saisons ! Vous n’avez plus à acheter de compost ou d’engrais du commerce, et vous réduirez considérablement le volume de vos déchets ménagers.


Comment ça marche ?

Le lombricompostage, comme son nom l’indique, fait appel au travail des lombrics, plus précisément des vers de compost. Ces derniers, en digérant les déchets de la cuisine, produisent, en coopération avec les microorganismes se développant dans la matière, un compost très riche, à mélanger avec de la terre ou du terreau pour faire ses semis ou ses rempotages. Le jus produit, appelé « thé de compost », est très riche, et pourra être utilisé dilué dans l’eau pour arroser ses plantes. Contrairement au compost traditionnel, le lombricompost ne passe pas par la phase la plus longue dite thermophile – pendant laquelle le compost monte en température - pour être produit. Le temps de production du compost passe alors d’une douzaine de mois à environ 4 mois pour un compost mûr et seulement deux semaines pour le thé.

De nombreux modèles de lombricomposteurs sont disponibles sur le marché. Vous pouvez également en fabriquer un vous-même, avec des matériaux de récupération, et une base de litière. (voir plus bas)


Que mettre dans son lombricomposteur ?

Les épluchures de légumes et fruits, du carton en petits morceaux, le marc de café (avec le filtre), du papier journal (éviter les encres colorées).

Attention, les vers ne sont pas friands des agrumes, de l’oignon et l’ail, et de la viande. Evitez donc ces aliments.

Les vers ne mangent que quand ils ont faim. Il faut adapter les apports en fonction du rythme auquel les vers les dégradent. Attention à ne pas surcharger le lombricomposteur, sous peine de déclencher le processus de compostage naturel, qui, créant de la chaleur, peut nuire aux vers qui aiment une température stable.

Il est également nécessaire de maintenir un bon équilibre et un taux d’humidité raisonnable, pour ne pas noyer ou assécher les troupes. Pour cela, pensez à compléter les apports d’épluchures par de la matière sèche, à savoir le papier journal ou le carton par exemple. De même, plus les apports seront en petits morceaux, plus le processus sera facilité.


Comment fabriquer son lombricomposteur ?

Vous pouvez utiliser des boites en plastique de rangement peu profondes (3 minimum, selon vos besoins), sans trous, qui s’empilent parfaitement. Percez des trous dans le fond des deux bacs supérieurs, afin que les vers puissent circuler entre ces bacs, et que le compost déjà produit dans le bac supérieur, où les apports seront effectués, puisse s’écouler dans le bac intermédiaire. Le bac du fond, lui, servira à récolter le jus, ou thé de compost. Le bac supérieur doit être équipé d’un couvercle, qui empêchera la lumière de troubler les vers, qui préfèrent l’obscurité.

Si vous souhaitez rendre la récolte du jus encore plus facile, vous pouvez bricoler un petit robinet dans le bac du fond, et rehausser l’ensemble.

Une fois le composteur monté, installer une litière dans le bac du dessus, composée par exemple de feuilles mortes, de compost mature, de carton, et des vers de compost. Ces derniers sont vendus en général par les fabricants de lombricomposteurs, ou facilement récupérables dans un lombricompost existant par exemple.

Vous pouvez mettre un fond en carton dans le bac du milieu, qui retiendra le compost.

Attendez quelques jours avant de commencer les apports, et commencez par de petites quantités, en augmentant progressivement.

Pensez à bien recouvrir le lombricomposteur d’un couvercle, qui évitera l’apparition des moucherons, et qui protègera les vers de la lumière qui les dérange.

La quantité de vers conseillée est d’environ 500g de vers pour une surface de 10cm2. Les vers bien nourris se reproduisent rapidement, et savent gérer leur population en fonction de l’espace, vous n’aurez donc pas à vous en faire pour la sous ou surpopulation !

Le tout doit être bien fermé. Le renouvellement de l’air se fera lors des apports de déchets, et les vers sont des voyageurs, ils n’hésiteront pas à sortir de leur caisse s’ils trouvent un passage ! Il est donc préférable si l’on ne veut pas rencontrer un lombric dans son appartement d’avoir un lombricomposteur bien hermétique !


Quelques astuces

N’hésitez pas à recouvrir vos apports par une feuille de journal, ou une toile végétale, pour prévenir l’apparition de moucherons dans le lombricomposteur.

Privilégiez un bac du fond transparent, qui fera fuir les vers, et évitera donc les risques qu’ils se noient dans le thé de compost.


Recettes compost

Pour le compost : étendre sur la surface de terre autour de vos plantes, ou mélanger avec terreau, sable, compost, à vous de composer votre recette !

Pour le thé : 1 dose de thé pour 10 doses d’eau, pour arroser vos plantes


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